Quel entraînement en pleine saison ?

Quel entraînement en pleine saison ?

 

Quelque soit votre région d’habitation la saison des courses bat désormais son plein. Avec le mois de mai et ses jours fériés la fréquence des épreuves va même sensiblement augmenter. Il est donc légitime de se poser la question suivante en ce début de printemps : quel entraînement, quelles thématiques, quelles séances faut-il privilégier en pleine saison lorsque les courses s’enchaînent ?

Pour bien comprendre la logique il convient d’opposer la phase de préparation, qui s’étale d’octobre à mars et la phase de compétition qui s’ouvre en mars pour se clôturer en octobre. Les deux périodes répondent à deux logiques diamétralement opposées : en phase de préparation c’est la période qui dicte les contenus d’entraînement : de l’endurance, de la vélocité, de la force dans un premier temps, de l’explosivité et de la PMA dans un second temps, du travail de rythme à l’approche des premières courses. Grossièrement on en est là aujourd’hui.

En saison c’est maintenant le calendrier (des courses) qui dicte les contenus de l’entraînement. Et là encore cette logique est régie par une règle simple : « petit calendrier = gros entraînement / gros calendrier= petit entraînement ».

Il ne s’agit donc pas de procéder sur le schéma : « telle thématique en avril, telle thématique en mai, telle thématique en juin » et ainsi de suite.

En saison il n’y a qu’une seule priorité absolue : faire en sorte de retrouver un niveau de fraîcheur optimal en vue de chaque course. La personnalisation est donc capitale en saison, alors que la phase de préparation répond à des grandes lignes communes à tous les coureurs. Il est important de fonctionner course après course, en jugeant du ratio forme / fatigue.

Si l’état de fraîcheur, et donc la capacité de performance, sont maintenus alors il est possible d’intégrer des séances de « travail ». Mais attention, pas n’importe quand, ni n’importe comment. Encore moins n’importe lesquelles.

Entre les courses deux thématiques sont à éviter :

  • les sorties longues. Elles sont inutiles si vous visez des courses de 50/60/70kms. Si vous participez à des courses plus longues vous avez de toute façon le kilométrage dans les jambes

  • le travail de « seuil », ou de rythme course : inutile là encore de travailler une qualité que vous travaillez de toute façon en course.

D’un autre côté trois thématiques vont trouver leur place entre les courses, si le niveau de fraîcheur est suffisant :

  • le travail d’explosivité (sprints) qui permet de travailler les relances, sans générer de fatigue excessive

  • le développement de la PMA, sur la base d’intervalles courts

  • le travail de votre point faible si celui-ci est très marqué.

Rationaliser votre entraînement en saison, c’est-à-dire entre les courses, et aussi important que la préparation automnale / hivernale qui précède la saison.

 

Benoit VALQUE

www.velotraining.net

www.rotorfrance.com

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