Entrainement : Ne dîtes plus « je manque de puissance »

Ne dîtes plus « je manque de puissance »

 

Dès lors qu’un cycliste est confronté à ses limites, quelles soient musculaires ou « cardio », il est probable qu’il pose le problème ainsi : « je manque de puissance ». Or il faut bien comprendre que cette affirmation ne veut strictement rien dire. Ou plutôt ça signifie à la fois « tout » et « rien ».

De même un cycliste qui s’entraînerait dans le but de « gagner en puissance » reste dans un flou total.

Partons d’exemples concrets. Imaginez tour à tour :

  • un débutant montant une côte peu pentue « tout à gauche » à 10km/h sans être capable de descendre une dent

  • les professionnels arrivant au sprint dans le mur de Huy sans être capable de s’imposer : nous avons affaire aux puncheurs

  • les professionnels arrivant au sprint sur le plat sans être capable de s’imposer : nous avons ici affaires aux sprinteurs

  • les professionnels se classant honorablement sur un contre-la-montre, sans gagner, malgré un 50km/h de moyenne au compteur.

Bref, les exemples seraient légion. Venons-en aux faits. Quel est le point commun entre tous ces cyclistes ? Tous pourront se dire qu’ils manquent de puissance.

Or pensez vous qu’ils ont tous les mêmes lacunes ?

Non, bien entendu.

En réalité il faut poser le problème ainsi :

  • la puissance est le seul déterminant de la performance en cyclisme. Celui qui développe le plus de puissance sur le plat ou qui présente le meilleur rapport poids / puissance en montée sera le plus performant (à matériel équivalent etc.)

  • or derrière le terme « puissance » on a encore tendance à « cacher » un ensemble de qualités physiques. En clair le terme « puissance » est devenu, dans les conservations un « fourre tout ».

Pour savoir ce que vous devez travailler pour progresser il faut vous intéresser à votre point faible / vos points faibles.

Tout le monde manque de puissance, car même les meilleurs mondiaux dans leur domaine pourraient dans l’absolu rouler encore plus vite.

Or, il est capital de savoir quoi travailler pour améliorer la puissance développée.

Bien souvent c’est la force qui fait défaut, afin de pouvoir emmener une dent de plus à une cadence de pédalage donnée dans un contexte donné. Personne, absolument personne ( !) ne peut faire l’impasse sur la force. Un rouleur emmenant un 56 dents sur le plat en contre-la-montre travaillera la force pour emmener un 58 dents !

Néanmoins la force n’est pas la seule qualité à travailler. Vous pouvez également manquer de vélocité (chose plus rare). Ou encore d’explosivité.

Autre problématique : si vous avez mal aux jambes avant d’être essouflé et que vous éprouvez des difficultés à monter en intensité vous souffrez simplement d’un « effet diesel ».

Vous l’aurez compris si tout le monde, à son niveau, manque de puissance, chacun aura intérêt à travailler spécifiquement un domaine en particulier pour améliorer ses performances. Identifiez ce que vous devez travailler et ne dîtes plus « je manque de puissance ».

 

Benoit VALQUE

www.velotraining.net

www.rotorfrance.com

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